ATELIERS ARTISTIQUES


Public précaire 18ème

Avec le soutien de:
DRAC Île-de-France Ministère de la Culture et de la Communication – Culture et lien social
Direction Départementale de la Cohésion Sociale de Paris (DDCS 75) – Politique de la Ville
Mairie 18ème arrondissement de Paris – Dotation à l’animation culturelle de proximité
La Maison du Geste et de l’Image
OOKULTURE

L’association OOK organise depuis 2010 des parcours et ateliers artistiques dans différents quartiers de Paris.

Le projet OOK 18 a pour vocation de mettre cette expérience au service du public précaire, éloigné de la culture du quartier prioritaire Porte de la Chapelle – Charles Hermite et Goutte d’Or . L’objectif est de former ce public à l’outil photographique et à la conception et la conduite de balades mêlant la pratique photographique à l’histoire de trois quartiers du 18ème arrondissement empreints d’une forte identité : la Goutte d’Or, Little Jaffna (quartier tamoul frontière 10ème et 18ème) et la Butte Montmartre. Ainsi les participants sont à la fois élèves et futurs artistes – médiateurs de parcours.

Par la même occasion, ils peuvent se soustraire de leurs préoccupations d’urgence, s’engager dans un projet créatif et acquérir une confiance en eux-mêmes leur permettant de lever leurs appréhensions quant à l’exploration d’autres quartiers du 18ème.

Equipe OOK 18 :
Gerardo Bricout : chef de projet – artiste– médiateur (pluridisciplinaire)
Hormoz : chef de projet – artiste – médiateur (photographe et cinéaste)
Pascale Nicoulaud : artiste – médiatrice (photographe et enseignante)

Ateliers photo

La Goutte d’or – Ookulture – Balade culturelle photographiée
OOKULTURE

Ancienne terre agricole, tirant son nom du vin que l’on y produisait jusqu’au 19ème siècle, la « Goutte d’or », se mue peu après en immeubles, petits logements et hôtels, destinés à accueillir les provinciaux venus travailler à Paris. Puis c’est la construction de la Gare du Nord (1840-60), ses lignes tentaculaires : l’arrivée de plusieurs vagues de migrants s’en trouve favorisée. Après les ouvriers venus des quatre coins de l’hexagone et les Européens, le quartier héberge à partir des années 1950 une forte communauté maghrébine et plus tard dés la décennie 1980 une immigration africaine.

Tout naturellement le parcours photographique commencera au-dessus des rames, rue de Jessaint, carrefour symbolique de tous ces passages, un lieu gris conforme à l’époque des machines, austère esthétiquement, mais chargé d’une tradition multiculturelle. L’horizon y est étonnement dégagé : user du grand angle de son appareil photo, jouer sur la profondeur de champ, les cadres en plongée sur les voies. Refléter au mieux ce ciel vide qui se déploie devant nous, phénomène rare dans le paysage parisien encombré. Essayer divers temps de pose pour rendre compte des trains qui roulent et se relayent sous le pont.

Longer la rue Stephenson, coupée à son extrémité par la rue Ordener. On est fin 2010 : saut dans le présent, au tout métallique succède la Résidence Marcadet, bichrome, blanche pointée de touches vertes. Habitation HLM respectant les normes écologiques des architectes de XTU, Anouk Legendre  et Nicolas Desmazieres. Un projet de type « bionique » qui redessine le skyline de la rue Marcadet, prolongement de notre repère premier, de l’étendue au-dessus des chemins de fer. Ici l’ambiance est plus intimiste, biodiversité, grandes fenêtres disposées aléatoirement dans les façades, comme des fleurs dans un pré, toutes différentes comme chacun des habitants, tel ce coin d’arrondissement multiculturel. L’accent sera mis dans les images à faire sur les volumes harmonieux de la structure, l’intégration des codes de développement durable et du jardin dans l’urbain, les poches d’air qui traversent le bâtiment.

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En face, un autre « îlot » sur les rails : bond en arrière de quelques années sur le « Street art » de la fin des 70s, légalisé ici depuis début 2000 sous forme de graffitis ornant un mur de la SNCF. Une palette de couleurs plus riche pour les prises de vue, du figuratif, des humains tout du moins en peinture. Plus question d’espace agencé pour l’habitation ou la circulation, il faut capter une partie d’une énorme fresque d’art, colorée, contemporaine, éphémère.

À quelques pas, l’historique marché permanent Dejean, à dominante africaine, situé à l’emplacement d’un ancien château, « le Château rouge », qui devint au 19ème siècle un bal champêtre. Odeurs, coloris, bruits, mouvements, épices, viandes, poissons, fruits et légumes. Véritable poumon de la vie afro-antillaise du quartier, une artère grouillante audiovisuelle à retranscrire. Poursuivre le travail sur la chromie, les temps de pose et l’appliquer aux clichés avec des personnages statiques ou dynamiques.  Bien sûr rester courtois et respectueux avec les habitants que l’on désire photographier.

Enfin, une dernière halte aura lieu pour clore l’atelier par un échange autour d’un verre afin de commenter les photos de chaque participant.
La « Goutte d’or » est riche, poétique, en constante transformation. J’ai eu la chance d’y habiter entre 1994-2004, de la shooter, d’en faire presqu’un protagoniste » de mon premier long-métrage « J’ai rêvé sous l’eau » en 2008.

Inscription (Ook)

Ganesh – Ookulture – Balade culturelle photographiée
OOKULTURE

Le quartier indien de Paris, aux alentours de la Gare du Nord, regroupe un nombre important de commerces des communautés  sri lankaises et indiennes. Témoin de deux vagues d’immigrations successives au XXème siècle, suite à l’indépendance de l’Inde et de la guerre civile au Sri lanka, cet enchevêtrement de rues haut en couleurs et senteurs s’étend aujourd’hui sur deux arrondissements.

Le parcours photographique commencera par la rue du Faubourg Saint Denis.

Nous allons longer ce florilège de magasins exotiques, entrer dans certaines boutiques, décoder quelques symboles et notions hindoues, apprendre à photographier les vitrines, intérieurs, mannequins, saris, tissus et statuettes. Comment exposer en lumière artificielle, utiliser le flash, cadrer des natures mortes, jouer des reflets… Il s’agit de capter au mieux une partie statique ou dynamique de cette atmosphère multicolore et vivante, mais aussi de ne point oublier la courtoisie et le respect si l’on désire photographier des personnes.

A quelques pas de là se trouve le temple « Sri Manicka Vinayakar » dédié à Ganesh, fils de Shiva et Pârvatî, dieu à tête d’éléphant, qui a le pouvoir de supprimer les obstacles.
Cet endroit ouvert à tous a été créé en 1983 pour offrir un lieu de culte aux nombreux réfugiés tamouls fuyant la guerre civile sri lankaise. Les prêtres indiens y pratiquent des « pujas » (cérémonies) selon les traditions du sud de l’Inde. Chaque année, la Fête de Ganesh et son amas de chars défilent dans le quartier de la Chapelle.
Avec le respect propre à ce temple, on pourra photographier autels, prêtres, voire cérémonies (selon l’heure) en appliquant les techniques de prise de vue en intérieur : sensibilité, flash, vitesse, profondeur de champ.

Bonnes photos et dépaysement à toutes et tous !

Inscription (Ook)

Ateliers cinéma

Scénario Réalisation -Accompagnement de projets

Depuis 2011, l’atelier « écrire un scénario, se préparer à la réalisation de fiction cinéma », se déroule en suivi individuel avec horaires à la carte.

Lors de la première séance, un apport théorique condensé vous permettra d’identifier les bases d’écriture de la narration scénaristique, de caractériser personnages et dialogues, de s’initier à la rédaction du synopsis, de la note d’intention, du découpage technique.

Par la suite, votre projet est examiné: continuité dialoguée, pitch, synopsis, note d’intention, fiches personnages, séquencier, découpage technique, coaching casting et repérages, et préparation des différentes étapes de la réalisation… et bien sûr je m’adapte à vos lacunes et demandes.

Des conseils de recherches bibliographiques et filmographiques vous aideront à poursuivre la réflexion sur et au delà de votre projet professionnel d’écriture.

A l’issue de la formation, vous aurez acquis les bases de la mise en scène, ainsi que les outils et documents nécessaires afin de présenter votre scénario à une société de production cinéma ou aux différentes aides réservées aux auteurs (CNC, Beaumarchais, régions, résidences…).

Tarifs: Participation sans engagement: 18 € / première séance

Suivi du projet à partir de 190 €

Inscription  (Constrictor)

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